ATELIER « PLAISIR DE LIRE »

 

PRIX LITTÉRAIRE 2024

 

 

L'atelier « PLAISIR DE LIRE » a sélectionné une liste de livres pour le prochain prix littéraire 2024.

 

Du 4 mars 2024 au 31 mai 2024 (12h00), seuls les adhérents et les bénévoles de la bibliothèque, ainsi que les auditeurs des ateliers "Ateliers d'Écriture" et "Plaisir de lire" pourront venir voter à la bibliothèque pour élire le roman de l'année.

 

Le prix sera attribué le 13 juin 2024 à 14h30.

 

Les livres seront disponibles à la bibliothèque, à la condition d'y être inscrit, l'adhésion est gratuite pour les adhérents.

 

LA SÉLECTION :

 

 

 

  LES SOURCES - Marie-Hélène LAFON

La cour est vide. La maison est fermée. Claire sait où est la clef, sous une ardoise, derrière l'érable, mais elle n'entre pas dans la maison.

Elle n' entrera plus. Elle serait venue même sous la pluie, même si l'après-midi avait été battue de vent froid et mouillé comme c'est parfois le cas aux approches de la Toussaint, mais elle a de la chance ; elle pense exactement ça, qu'elle a de la chance avec la lumière d'octobre, la cour de la maison, l'érable, la balançoire, et le feulement de la Santoire qui monte jusqu'à elle dans l'air chaud et bleu.

Années 1960. Isabelle, Claire et Gilles vivent dans la vallée de la Santoire, avec la mère et le père. La ferme est isolée.

 

  DEUX INNOCENTS - Alice FERNEY

Claire enseigne à L’Embellie, établissement associatif où l’on tente de mettre sur les rails de la vie active des jeunes gens en grande difficulté.

Elle s’épanouit au contact de ces élèves sans filtre, dont le cœur est l’organe dominant. Elle a cela en commun avec eux.

Et c’est ainsi qu’à la rentrée 2018, avec l’arrivée dans sa classe du jeune Gabriel Noblet, Claire "tombe dans une histoire" aux conséquences irréparables.

Sur les ravages du soupçon et les injustices du silence, "Deux innocents" explore les moindres faux plis du malentendu et de la fatalité.

Avec une précision magistrale et une efficience narrative redoutable, Alice Ferney signe le grand roman moderne du déni de tendresse.

 

  LE BARON PERCHÉ - Italo CALVINO

"Si l'on veut bien regarder la terre, il faut se tenir à la bonne distance."

En 1767, à la suite d'une dispute avec ses parents au sujet d'un plat d'escargots qu'il refuse de manger, le jeune Cosimo Piovasco di Rondò grimpe au chêne du jardin familial et n'en redescendra plus.

Sautant de branche en branche et d'arbre en arbre, il s'élance à la découverte du monde : il étudie la philosophie, se passionne pour la politique, rencontre des bandits, connaît les joies et les peines d'amour.

Et cela sans jamais reposer un pied sur terre, ni revenir sur sa résolution.

Sous les apparences d'un conte philosophique, Italo Calvino rend hommage au siècle des Lumières dans un texte débordant d'humour, d'imagination et d'originalité.

Le baron perché est le plus connu des trois volets qui composent le cycle Nos ancêtres - comprenant aussi Le vicomte pourfendu et Le chevalier inexistant.

 

  RATURE - Philippe CLAUDEL

« Le fils avait changé. Il tournait en rond. À la maison. Sur le bateau. Dans sa tête. À ne plus guère sourire. À ne plus guère causer non plus. À rêver d’autre chose sans trop savoir quoi. À faire sa crise entre terre et mer. À force de vivre dans cette frange incertaine de pays, à se cogner entre deux infinis, on se chamboule l’esprit.

On ne sait plus si on doit se jeter d’un côté ou de l’autre. On attend des mots mais ils ne viennent pas. Et lui, maladroit, qui ne savait pas comment parler au fils qui dérivait. Le questionner. L’aider. Le soutenir. Lui dire qu’il avait cette chance d’être un jour son propre maître. À jamais et pour toujours.

Que le métier était dur peut-être, que les nuits étaient leurs jours, qu’ils vivaient à l’envers de tout, mais que chaque jour était nouveau. Que chaque aube n’avait rien de semblable avec la précédente. Que chaque marée n’était pas la sœur d’une autre. Que leur vie se composait de chapitres toujours neufs, écrits avec leur liberté et avec la beauté du monde. Qu’il lui dise bordel où trouver pareil feu ? »

Le 
Rature est toujours le premier bateau à quitter le port et le dernier à y rentrer et le père sait qu’il est là à l’exacte place de la Terre où il doit être. Peu de paroles, des gestes surtout, toujours les mêmes, et une manière d’appréhender le monde, de lire le ciel, les nuages, les étoiles, ce langage est le sien. Le jour où il a emmené son fils pour une journée de pêche il s’en souvient comme d’un rêve. Son fils. Qui serait pêcheur comme lui l’était devenu. Après son père. 

Et pourtant, le fils est parti. Faut-il espérer son retour ?

L’illustratrice Lucille Clerc a retranscrit toutes les nuances déployées par le texte pour lui faire écho et l’accompagner, jouant du dessin, des matières et techniques, gravure, encre, photos...

Comment traduire, le froid, le manque, la tristesse mais aussi l’amour, la force des liens, la transmission, la joie de la complicité. Ses illustrations incarnent magnifiquement toute la sensibilité du récit.